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L'invention
et le développement de l'enregistrement
La
nature vibratoire des sons et leur enregistrement
sur des surfaces enduites de noir de fumée avait
été découverts depuis longtemps (Thomas Young en
1807). Toutefois la restitution demeurait impossible
1877-1906 : Disque ou cylindre
?
en 1877, le poète Charles Cros (1842-1888) adresse
à l'Académie des Sciences la description du paléographe
à disque et à cylindre. En même temps, l'américain
Thomas Edison invente un système capable d'enregistrer
et de reproduire les sons. Le 10 octobre, l'abbé
Lenoir propose à Charles Cros l'appellation de phonographe,
et deux mois plus tard, l'allemand Werner von Siemens
(1816-1892) obtient un brevet pour le haut-parleur
électrique. En février 1982, Charles Cros obtient
le sien pour le phonographe. Le 1er mai de cette
années là, il dépose un brevet pour le cylindre
à sillon hélicoïdal, pour le disque à sillon en
spirale, la gravure verticale et la gravure latérale
et pour un système d'enregistrement et de reproduction
électrique. En 1881, Edison réalise un appareil
enregistreur-lecteur commercial à cylindres de cire.
En 1888, Emile Berliner (1851-1929) réalise aux
Etats-Unis le premier disque constitué d'un flan
ce zinc de 30 cm de diamètre recouvert de cire et
tournant à 78 tours/mn. Il fonde la Deutsche Grammophon
Gesellschaft. Le premier juke-box est réalisé par
Louis Glas à San Francisco en 1889. En 1893, la
Deutsche Grammophon Gesellschaft réalise le premier
disque par pressage. Il s'agit d'une galette de
17,7 cm de diamètre tournant à 70 tours/mn. Parallèlement,
le français Emile Lioret (1848-1938) invente le
moulage de cylindres incassables et crée la première
usine d'appareils en France. Les frères Emile (1860-1937)
et Charles (1863-1957) Pathé créent en 1894 la première
grande société française de phonographes. En 1899,
The Gramophon Company acquiert un tableau de Francis
Barraud, représentant le chien Nipper qui pleure
en entendant la voix de son maître sortant du pavillon
d'un gramophone. Entre 1902 et 1906, le disque l'emporte
progressivement sur le cylindre.
1898-1935
: Du fil à retordre
Le Danois Valdemar Poulsen (1869-1942) invente
en 1898 l'enregistrement magnétique sur fil
d'acier. L'Allemand Fritz Pfleuner invente la
bande magnétique en 1928. Il faudra attendre
1935 pour que le constructeur allemand AEG produise
le premier magnétophone, grâce aux rubans de
plastique développés entre 1932 et 1935 par
la firme BASF. En octobre 1940, les allemands
Walter Weber et von Braunmühl découvrent les
mérites de la prémagnétisation et de l'effacement
haute fréquences. |
Magnétophone
à fil " ERFIL " (1947)
Photographie réalisée au Musée
de Radio France
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Réalisé
en 1952 par Stephan Kudelski, le Nagra I est
le premier magnétophone autonome
(document Kudelski SA) |
La
guerre freine brusquement ces recherches et
ce n'est qu'en 1947 qu'on voit apparaître des
magnétophones dans les studios. ABC utilise
un magnétophone Ampex 2000 pour la première
transmission en différé du Bing Crosby Show.
Le premier magnétophone autonome (Nagra I) est
inventé par Stefan Kudelski en 1952. Philips
lance le premier magnétophone à cassettes compact
en 1963. En 1979 apparaît le Walkman Sony. |

Le
Nagra II (1953) diffère surtout de son
prédecesseur par la présence d'un
appareil de mesure du niveau d'enregistrement.
Photographie réalisée au Musée
de Radio France |

Le
Nagra "SN", le magnétophone
de James Bond (1970). Photographie réalisée
au Musée de Radio France |
L'industrie
phonographique crée les standards
En 1911 sont fondées les " Archives de la Parole
", qui deviendront la Phonothèque nationale
en 1938. La radiodiffusion débute en 1919, et
le disque 78 tours/mn est créé en 1925. La firme
Victor adopte l'enregistrement électrique en
1926. Le disque de 30 cm portant 4 spires par
cm et tournant à 78 tours/mn supporte désormais
4 minutes d'enregistrement par face. Entre 1928
et 1936 apparaissent à plusieurs reprises des
disques de très longue durée de plus de 30 cm
de diamètre, tournant à 33 tours/mn, et réservés
à un usage professionnel. La société Decca est
fondée en Angleterre en 1929. Elle commercialise
le premier gramophone portable. Victor connaît
un échec dans le domaine du microsillon en 1931,
alors que Blumlein réussit le premier enregistrement
stéréophonique en Grande-Bretagne. La Haute
Fidélité (Full Frequency Range Recording) est
lancée en 1944 en Angleterre. Le 21 juin 1946,
le microsillon fait enfin son apparition aux
USA, chez Columbia, avec la vitesse de 33 tours/mn.
Un nouveau disque de 17 cm tournant à 45 tours/mn
est lancé en 1949. Le premier " 45 tours "
en vinyle français est pressé à l'usine Pathé
de Chatou en 1951. En 1957, l'enregistrement
stéréophonique sur disque est commercialisé,
au moment où le 78 tours/mn est abandonné. La
stéréo " gravure universelle " est
généralisée sur les disques 33 tours/mn en 1968.
Le début des années 70 connaît l'apparition
de la tétraphonie (ou quadriphonie), puis son
abandon pour manque de maturité technique et
absence de réel marché. La fabrication du 45
tours est abandonnée en 1993. |

Enceinte
acoustique de studio Elipson (1965)
Photographie réalisée au Musée
de Radio France |
Enregistrement
des images : de l'usine à gaz à la cassette VHS
En 1927, J.L. Baird expérimente l'enregistrement
d'images sur un gramophone (disque 78 tours/mn,
image de 30 lignes à 30 Hz), sans suite. Les premiers
moyens d'enregistrement vidéo opérationnels sont
magnétiques. La première transmission en différé
grâce à un magnétoscope Ampex VRX-1000 a été réalisée
le 30 novembre 1956 par CBS.
Parallèlement, le format 1 pouce qui apparaît est
source de divisions. Les tenants des formats à trames
entières tolèrent une perte d'information. Celle-ci
peut être située à la fin de la partie active de
l'image (position d'Ampex, aujourd'hui généralisée),
d'autres la placent dans la suppression trame, entre
les dernières impulsions d'égalisation et le haut
de l'image active (position d'IVC). Elle est lors
invisible mais efface des informations cachées qui
peuvent être vitales. Enfin, certains sont partisans
de formats à trames segmentées, ne causant aucune
perte d'information à l'instar du format 2 pouces
(Bosch Fernseh). A la fin des années 70, on ne trouve
plus que le " format C " (Sony) et
le " format B " (Bosch), alors qu'Ampex
bat de l'aile.
La plus belle réalisation dans ce domaine est le
magnétoscope de reportage de 1 pouce VPR-5 réalisé
pour Ampex par la Société suisse Kudelski SA (fabricant
des célèbres Nagra). Ce véritable joyau n'a été
produit qu'à quelques exemplaires et fut le chant
du cygne de l'américain, qui s'est révélé incapable
de prévoir l'avenir et d'intégrer les technologies
naissantes dans ses systèmes.
Des formats plus légers à bobines (½ pouce, ¼ pouce),
étaient apparus pour l'usage institutionnel, voire
d'un certain grand public. Dès 1963, Sony produit
un magnétoscope à bandes entièrement transistorisé
(le PV-100) et en 1965, un magnétoscope à usage
domestique, le CV-2000. Ces systèmes n'ont pas fait
preuve de leur capacité à passer en couleurs.
La véritable révolution est venue avec la cassette.
Le VCR Philips, avec sa bande de ½ pouce contenue
dans une épaisse cassette aux bobines coaxiales
a été introduit en 1972 (N1500)
L'U-Matic de Sony a fait son apparition en octobre
1971 (VP 1100). Il utilise une cassette à plateaux
coplanaires de 3/4 de pouce, encore en usage actuellement.
Son mécanisme utilise une couronne de chargement,
et son constructeur le destine à un usage grand
public. Sa diffusion est telle, aux Etats-Unis,
qu'elle entraîne un piratage des émissions du câble
et vaut à Sony un procès retentissant. A peine 4
ans plus tard (mai 1975) apparaît le Betamax (SL-6300),
qui est une sorte de version miniaturisée du précédent,
avec de la bande de ½ pouce. L'apparition du VHS
de JVC en 1976 le reléguera bientôt dans un domaine
professionnel, après une courte bataille des formats
dans laquelle il faillit disparaître.
Enfin, le VHS apparaît en 1976. Utilisant un ruban
de ½ pouce sur bobines coplanaires, sa mécanique
de chargement utilise des doigts au bout de bras
articulés. Sa qualité d'image médiocre à l'origine
s'est bien améliorée pour devenir progressivement
ce que nous connaissons actuellement. Le V2000 est
la réponse de Philips (1979). Ses particularités
sont la cassette " deux faces " (seule la moitié
de la largeur du ruban de ½ pouce est utilisée,
et on retourne la cassette dans l'appareil pour
utiliser l'autre moitié), et son système à têtes
flottantes. Bien que la qualité de l'image soit
meilleure que celle du VHS, l'appareil, fabriqué
dans l'usine du Mans, ne connut qu'un pâle succès.
La guerre des standards qui faisait rage lors de
son introduction tardive, les bredouillements lors
du lancement commercial, les appareils pas tout
à fait au point (le contrôle par microprocesseur,
c'est bien mais quand c'est plein de bugs, cela
devient incontrôlable), et le manque cruel de vidéos
enregistrées, dues à l'incapacité de Philips à fournir
les duplicateur en appareil et en cassettes, ont
gravement compromis l'avenir du système. Le ralliement
final de Thomson à JVC a définitivement sonné le
glas du magnétoscope européen.
1970-2000
et au-delà : honni soit qui analogique pense
!
Les études menées dans le sectuer des télécommunications
avaient monté dès les années 70 les avantages
que l'on pouvait tirer du traitement numérique.
Dès lors, malgré la fragilité des technologies
disponibles, des pionniers ont su tirer profit
de cette technique pour réaliser les premiers
enregistrements d'un type nouveau. Le premier
système commercialement disponible était le
PCM Denon. Le support était un monstrueux et
bruyant magnétoscope 1 pouce à enroulement alpha
de type IVC 960. Le report final s'effectuait
sur disque en analogique, et la copie présentait
certains inconvénients du microsillon en vinyle.
Toutefois, lorsque j'ai entendu les premiers
enregistrements de ce genre diffusés à la radio,
je me suis vraiment demandé ce qu'il se passait,
car ils " sonnaient " d'une manière qui n'avait
rien à voir avec ce qui existait avant. En un
mot, " il n'y avait pas photo ".
Il a fallu attendre 1983 pour que la véritable
solution pour diffuser les sons de cette qualité
soit disponible en France : il s'agissait du
Compact Disc mis au point par Philips et Sony.
Il s'agissait en fait d'une retombée technologique
d'études réalisées pour la réalisation de vidéodisques
optiques.
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Significatif
de la tendance qui se dessine à partir
des années 90, le magnétophone
autonome ARES-C de la société
Kudelski est un appareil numérique
qui enregistre sur une carte à mémoire
au format PCMCIA (enfichée sur le dessus
à gauche de l'appareil). Document Kudelski
SA
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Le
Nagra D est l'apogée du magnétophone
à support mécanique. Il utilise
un bloc de têtes tournantes, comme un
magnétoscope. Mais contrairement à
ses prédecesseurs robustes, il ne peut
pas être considéré comme
un appareil de reportage, mais comme un enregistreur
léger du meilleur niveau (24 bits,
96 kHz)
Document Kudelski SA
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La
vidéo n'échappe pas à ce raz-de-marée. La norme
CCIR-601 a été instituée en … et s'applique à la
vidéo numérique non compressée. Elle définit les
interfaces pour les signaux 4 :2 :2 à 27 Mbits/s
(connexion parallèle), à 270 Mbits/s (connexion
SDI série sur 10 bits) ou à 216 Mbits/s (8 bits).
Le format D1, qui permet d'enregistrer un tel signal,
apparaît en 1987 chez Sony, mais il faudra attendre
l'apparition de procédés de compression d'efficacité
et de qualité suffisante pour assister à une véritable
démocratisation du phénomène vidéo numérique.
Les
années 1990 : la " convergence " frappe fort mais
on ne gagne pas à tous les coups !
Le succès du CD ne s'est pas démenti, et le disque
noir a pratiquement disparu. Les professionnels
utilisent toujours des supports de type vidéo (Betamax)
pour les masters audio numériques. Toutefois, il
y a eu une tentative pour mettre les techniques
d'enregistrement numérique à la disposition du grand
public. Né en 1987, le DAT est dérivé d'une mécanique
de magnétoscope à cassette, miniaturisée, mais effectue
l'enregistrement directement en numérique. Seule
l'industrie japonaise sait le fabriquer. Le DAT
s'est vite révélé meilleur que le CD. Les éditeurs
s'en sont rapidement émus et ont imposé le système
anti-copie SCMS. Associé au prix assez élevé des
appareils, il a largement contribué au rejet du
produit et à son confinement au marché professionnel.
Grâce aux technologies de têtes magnétiques en couches
minces, il est devenu possible d'aligner de nombreux
entrefers et d'obtenir un enregistrement de densité
suffisante avec une mécanique à têtes fixes.
Pendant les 15 années qui ont suivi l'apparition
du CD, se sont développées, à partir du support
optique numérique, quantité de variantes destinées
à des applications audiovisuelles ou péri-informatiques
: CD-ROM, CD-I (l'un des échecs les plus cuisants
de Philips), HD-CD, CD-vidéo, etc. Les supports
enregistrables CD-R et CD-RW permettent l'archivage
et la duplication, au grand dam des éditeurs. En
1992, Philips tente de rééditer le même coup qu'avec
le CD en lançant la cassette numérique DCC (avec
des têtes en couches minces et une compression de
type PASC). A la fois technique et commercial, l'échec
est retentissant et le produit doit être retiré
quelques années plus tard. L'argument de la compatibilité
descendante avec les cassettes analogiques ne produit
pas l'effet escompté. Sony ne remporte qu'un succès
d'estime avec le Minidisc (technologie magnéto-optique
et compression ATRAC), présenté à la même époque.
Sa ténacité permettra sans doute d'en assurer la
pérennité.
Les techniques mises au point pour la transmission
numérique de la télévision (1992) et l'omniprésence
des technologies numériques coïncident avec la naissance
d'un support à tout faire de plus haute densité.
Résultant d'un consensus durement arraché, le DVD
connaît à partir de 1997 un démarrage commercial
aussi lent que celui du CD audio en son temps. Il
commence à amorcer une phase exponentielle. La multiplication
des applications est en marche, et on espère que
le DVD-audio, enfin supporté par la norme, tiendra
toutes ses promesses. Le magnétoscope devient lui
aussi numérique. Si les magnétoscopes D1, D2, D3
restent des appareils professionnels et chers, la
compression permet de créer les formats DV et dérivés
(DVCPRO, DVCAM), donnant lieu à des variantes grand
public légères et abordables (Digital Handycam de
Sony, 1995). Le montage s'effectue désormais sur
un ordinateur personnel, et les manipulations ne
provoquent aucune perte de qualité. Peu à peu, les
supports spécifiques (bande magnétique audio ou
vidéo) disparaissent et laissent place à des enregistrements
de nature informatique sur disque dur. La spécificité
des techniques du son et de l'image tend à disparaître
et laisser place aux métiers du multimédia. C'est
sur ce constat que se présente le nouveau millénaire.
Les
premiers magnétoscopes
Dès l'année 1950, le centre de recherches de
la BBC " planchait " sur un magnétoscope expérimental
utilisant de la bande audio de ½ pouce de large
défilant à 5,08 m/s devant des têtes fixes.
Une bobine de 52 cm de diamètre portait 15 mn
de vidéo avec le son associé.
La société Ampex, quant à elle, lançait en décembre
1951 un projet à têtes tournantes qui a failli
être mis au placard à deux reprises. Finalement
apparus en 1956, les magnétoscopes quadruplex
à bande de 2 pouces sont de véritables usines
à gaz. Le tambour de têtes tourne à environ
15 000 tours/mn, mu autour d'un axe parallèle
au défilement de la bande par une turbine à
air comprimé. Deux guides à profil incurvé situés
de part et d'autre courbent le ruban tendu par
aspiration, défilant à la vitesse standard de
38 cm/s. . |

Magnétoscope quadruplex à bande
de 2 pouces (années 70) avec son équipement
de mesure et de contrôle d'époque.
On remarquera le couloir de défilement
ouvert, le flacon de produit de nettoyage
à sa gauche, et les petites valises
(posées par terre à gauche de
la machine), destinées au transport
des blocs de têtes. De telles machines
sont devenues rares et précieuses,
autant que le personnel compétent et
motivé pour assurer leur conduite et
leur entretien en état de fonctionner :
elles seules permettent d'exploiter et de
reporter sur des supports plus modernes les
trésors que recèlent les archives
des télévisions du monde entier.
Photographie prise à Amsterdam lors
de l'IBC 99
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L'électronique
(à tubes, bien sûr), occupe largement un demi-mètre
cube. Deux constructeurs se partagent un marché étroit
: Ampex et RCA, avec des machines assez semblables.
Le montage vidéo à l'ancienne s'effectue à l'aide
d'une paire de ciseaux et de ruban adhésif. Il faut
préalablement " révéler " la bande à l'aide d'une
suspension colloïdale de poudre magnétique, qui permet
de repérer les pistes sous la loupe binoculaire. Les
ciseaux habiles doivent couper entre deux pistes adjacentes,
et le collage doit respecter la légère inclinaison
des pistes. Evidemment, le passage des têtes sur un
tel assemblage vigoureusement tendu par des moteurs
surpuissants était toujours un moment angoissant,
tant pour la bande que pour les têtes elles-mêmes.
Dès que la technologie a permis de synchroniser plusieurs
machines entre elles, on a pu réaliser le montage
électronique par copie de bande à bande. Les cellules
de montage comprenaient deux ou trois machines 2 pouces.
La contrepartie était la perte de qualité inhérente
à chaque nouvelle génération. Bien qu'ayant perdu
son indispensable caractère " doigts de fée ", le
poste de monteur magnétoscope a survécu à cette évolution.
La machine la plus sophistiquée d'Ampex, l'AVR-3,
n'a été diffusée qu'à quelques exemplaires. Utilisant
des techniques propres aux dérouleurs de bandes informatiques
(puits à dépression), elle était capable d'effectuer
des démarrages à l'antenne. Mais en général, ces machines
sont capricieuses, et leurs têtes, sujettes à une
usure rapide, doivent être reconditionnées fréquemment.
Leur disparition, de même que la pénurie de personnel
volontaire et formé à leur mise en œuvre, pose le
problème de l'exploitation de quantités d'archives
inestimables qui n'existent que dans le format 2 pouces
quadruplex, référence absolue durant de nombreuses
années.
Le balayage hélicoïdal est étudié dès 1954 par Toshiba,
mais il faut attendre 1958 pour voir apparaître un
matériel expérimental, le VTR-1, à bande de 2 pouces
et enroulement alpha.
Pour
plus de détails, consulter
www.ibeweb.com/museum/
www.ampex.com/corporatebg/
www.servtech/~lionlamb/tour.html
Jean-Pierre
LANDRAGIN
(prolongement d'un reportage réalisé
à l'occasion du millénaire, avec nos
sincères remerciements au Musée de
Radio France dont l'animatrice n'a pas économisé
son temps pour nous faire découvrir et nous
laisser photographier ses merveilles cachées
et à la Société Nagra pour
les images de ses produits).
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